Téléchargez notre plaquette

Facebook Portage Salarial

Négociation musclée sur le portage salarial


Le 22/02/2010, source : Laisons Sociales

Menée par le patronat de l’intérim qui lorgne ce créneau, la négociation sur le cadre juridique du portage est sportive. L’essor de l’autoentrepreneuriat montre pourtant que le marché du travail a besoin de statuts alternatifs.

C’est le monde à l’envers: dans la négociation sur le portage salarial, ouverte en 2009 conformément aux dispositions de la loi de modernisation sociale de juin2008 qui affirmait la volonté de structurer et de sécuriser ce dispositif, organisations patronales et syndicats de salariés parlent d’une même voix. Ils s’opposent les uns et les autres à la vision que le négociateur officiel, le Prisme, a du portage salarial. L’organisation patronale des professions de l’intérim, services et métiers de l’emploi ne semble, en effet, pas tout à fait à sa place dans cette négociation.[...]

Un statut dénaturé. Le Syndicat national des entreprises de portage salarial (Sneps), qui regroupe 23 sociétés, va encore plus loin dans son opposition au projet d’accord du Prisme : il a constitué, avec la CFE-CGC, la CFDT et la CFTC (la CGT se joint à ses communiqués au coup par coup), un Observatoire paritaire du portage salarial (OPPS). Objectif: montrer que les organisations salariales et patronales font front commun pour défendre la spécificité du portage. «Le statut, tel que nous l’avions
redéfini dans l’accord de 2007, était en voie de sécurisation juridique, souligne Radhia Amirat, présidente de l’OPPS. Le Prisme est en train de le dénaturer : de la notion de prestation de services, qui caractérise le portage, il voudrait passer à la mise à disposition. » Toutes les parties prenantes ont le sentiment que les professionnels du travail temporaire, qui ont beaucoup souffert de la crise, tentent de s’accaparer le marché du portage.[...]