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  • Juin 7, 2010
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Témoignage de Christian Alméras

En novembre 2002, l’agence de communication dans laquelle j’étais Directeur Associé depuis 17 ans dépose le bilan. Je réussi à négocier le fait de conserver certains des clients qui sont d’accord pour me suivre.

J’ai à l’époque 47 ans et je suis dans une situation délicate :
– Je n’ai pas touché de salaire depuis 5 mois.
– Je ne suis pas sur de pouvoir bénéficier du chômage et d’indemnités de licenciements par les AGS, compte tenu de mon statut.

En revanche, j’ai la chance d’avoir un début d’activité avec des clients. Il me faut donc une solution immédiate et simple pour rebondir, or je suis allergique à tout ce qui est administratif. Je choisi le Portage Salarial et l’ACPI dont le site internet expose clairement ce qu’est le Portage Salarial et ses avantages.

Parallèlement, je reprends contact avec un graphiste (j’ai besoin de cette fonction pour compléter mon activité) que j’ai connu dans mon ancienne agence et qui en est parti en 2001. Celui-ci travaille en indépendant via la Maison des Artistes. Pour des raisons de simplicité par rapport à mes clients, mais aussi parce qu’il a du mal à gérer l’administratif, je lui demande de passer aussi par l’ACPI. Cela permet de regrouper nos prestations sur une même facture. Pour les clients, à part le nom et l’adresse, rien ne change dans leur process administratif.

Notre première facture a été émise en décembre 2002, soit un mois seulement après le dépôt de bilan. J’ai eu juste à préparer les données de la facture, et l’ACPI s’est chargée du reste (établissement des contrats et de la facture, réception du règlement). En fait, j’ai fait exactement ce que je faisais dans ma précédente agence de communication en tant que responsable de business unit. Tout ceci s’est poursuivi sans aucun problème pendant 5 ans. En cas de dépassement du délais de règlement, j’effectuais moi-même les relances dans la majorité des cas mais parfois je demandais à l’ACPI de s’en charger.

Nous avions pris l’habitude, mon graphiste (qui est maintenant mon associé) et moi de ne pas toucher systématiquement la totalité des sommes dont l’ACPI disposait sur nos comptes respectifs. Cela nous a permis de récupérer un solde suffisant pour ne pas avoir de problème lors de la création de l’entreprise.

Le Portage Salarial ne dispose pas aujourd’hui de la place qu’il mérite. Les Gouvernements successifs devraient comprendre que c’est une opportunité pour certaines personnes :
– De se sortir de situations problématiques et d’éviter de coûter à la collectivité.
– De travailler comme elles l’entendent quand les autres solutions ne leur conviennent pas.

Le Portage Salarial, comme tout nouveau métier, a eu son lot de problèmes au début de son histoire. L’ACPI et d’autres entreprises ont fait le nécessaire pour assainir cette situation via un syndicat. C’est donc maintenant à l’Etat d’en prendre conscience et de « porter » à son tour le Portage Salarial car de nos jours, aucune solution légale ne doit être écartée lorsqu’elle est bénéfique à l’emploi.

par le .

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