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  • Sep 16, 2012
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Génération Slasher : Les post de FS pour l’ACPI

Génération Slasher?  Aujourd’hui, c’est avec un anglicisme inspiré du signe typographique: /,que les medias tentent de nous familiariser à la complexité lifestyle des trentenaires actuels. Plus explicite que le X ou le Y des générations précédentes, il a le mérite d’être un standard graphique, une métaphore quasi universelle de la culture qu’il représente vraiment: les nouvelles technologies, ces  outils magiques, sans lesquelles cette génération n’existerait pas.

On a beaucoup écrit sur cette tranche d’âges 25/35 qui cumule les vies, les boulots et les branches d’activités( manuelle/ intellectuelle/ artistique/ pragmatique) avec la plus incroyable flexibilité. Journaliste/ prof de cuisine/ informaticien/ photographe/ marketeur/ consultant web…pas besoin de choisir ! Cette génération transformerait les codes et modes d’emploi hiérarchisés et verticaux du monde du travail,  soit disant par la seule nécessité de s’en sortir dans un système économique devenu trop précaire. Juste plus malins et décomplexés que les autres alors ? Plus débrouillards face à une civilisation menacée qui ne croit plus à ses valeurs : travail, entreprise, carrière ?

C’est un peu vite oublier le contexte social, le poids et l’impact de la culture tech ( pour ne pas dire geek ) dans laquelle baignent depuis la naissance ces digital native, leur apprentissage et formation précoce au multitasking ( multitâches), cette capacité mentale à gérer plusieurs activités en même temps, grâce aux prothèses qui les « augmentent ». Smartphones, GPS  et autres technical devices les font facilement échapper aux contraintes de temps et d’espace qui ont tant pesé dans l’élaboration des modèles linéaires des générations précédentes. La pensée Internet qui accompagne ces outils,agencée en réseaux et donc plus circulaire, favorise d’autant plus en les rendant facilement gérables, ces bifurcations, hésitations,ré-agencements, re-négotiations permanents de leurs modes de vie et de travail .Grâce au Web, même un métier/hobby peut rapporter vite et gros pendant qu’on débute dans une autre branche…

Comme le dit Jean Viard ( sociologue dont la vision de la société comporte toujours ce paramètre essentiel de la recherche fondamentale du plaisir au quotidien chez l’humain) : «  le cumul volontaire et assumé de métiers s’apparente à une sorte de donjuanisme professionnel. En exerçant plusieurs activités, on garde la possibilité d’être un autre… plusieurs métiers agissent comme des marqueurs et des masqueurs » ( Eloge de la mobilité. Essai sur le capital temps libre et la valeur travail). La grande chance des Slashers, c’est d’être avant tout la première génération formidablement « mobile » (physiquement/mentalement/digitalement), d’être viscéralement attachée aux potentialités sans limites de cette liberté et d’en avoir fait un mode de vie jubilatoire. Une liberté qui leur permet, en se frottant à des expériences multiples, de se fabriquer et tester de multiples identités plus longtemps et autrement que leurs aînés.

Qu’ils slashent donc au maximum avant de trouver, eux aussi, la recette qui marche et qui dure ! Car c’est bien là le problème quand on interroge des slashers qui semblent « réussir » avec leur espace en co-location,  leur équipe en co-working,  leur marque ou label cross-over (= multi activités),on retombe dans les  doutes existentiels récurrents de l’humanité: comment trouver son rythme, faire des choix, prouver son expertise, tenir dans la durée. Malgré la sur- puissance de leurs outils (empowerment), leur maîtrise du temps et de l’espace, les slashers, comme les générations précédentes, n’ont pas vraiment de réponse unique et unanime pour aider à mieux se trouver.

par le .

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